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Cinq enfants se retrouvent dans une chambre d'hopital où le dernier vient d'être opéré du "crabe".Tous s'en sortent apparemment très bien. Mais, à force de reflexion, d'imagination, de surenchère, ils ont des doutes sur le but de leur présence dans cet endroit et des personnes qui y règnent. Ils décident de créer la "confrérie" et de s'évader. Et c'est le début d'une course poursuite avec des créatures d'origine horrifique à travers des mondes de même nature.
Je ne sais pas si je vais réussir à vous faire lire ces albums avec de tels arguments....Essayons encore.
Le scénariste Mathieu Gallié, mène cette histoire avec une sensibilité juste, sans exagération de sentiment. L'émotion y est toujours tangente mais contenue et cette "presqu'absence"certainement
voulue par les auteurs rend le récit moins tragique.
La raison majeure de cet album réside dans le dessin de Jean-Baptiste Andreae. Toutes les ambiances y sont peintes à la perfection. Son trait hyper fin et la peinture directe rendent par des
lavis somptueux, les ombres et les lumières de ces mondes d'une authenticité palpable. La beauté de certaines pages sont en opposition totale avec les mondes terrifiants qu'il est sensé
représenter. On a toujours eu du mal a donner une image de mondes bizarres tels ceux de Lovecraft, je pense qu'Andreae en serait capable....
Encore un argument: Faites le premier pas, franchissez le seuil de votre appréhension, entrez dans ce monde inventif, soi-disant horrible. C'est là que réside le véritable don du conteur, son
monde est bien moins terrifiant que celui dans lequel nous vivons!
Jacques
A force de voir fleurir des tomes 1 et attendre le tome 2 inutilement on en perd le gout de lire les suites. Or , c'est un tort. Il est des tomes 2 qu'ils faut absolument lire et relire, et c'est le cas du "New Byzance"
Tout m'est revenu immédiatement en tête quand j'ai commencé cet album et j'ai pu me delecter de l'histoire que nous raconte Eric Corbeyran avec un très grand talent de conteur. Même ses délires
sur la non-matière, on y croit, on comprend ses explications scientifiques. Mais le plus intéressant réside quand même dans ses personages et leur relations. Fabuleux!
Et alors, un immense coup de chapeau au dessinateur Chabert qui signe un 2ème album de toute beauté et d'une grande clarté graphique et c'est ce qui rend cet album très lisible.
On ne peut que se régaler à l'idée de lire le 3ème et de savoir que c'est Chabert qui dessinera le 10 ème et dernier album qui fera la synthèse des 3 séries.
Encore bravo aux auteurs!
Jacques
One o wan est une jeune tueuse qui travaille pour la société secrète des 9 tigres. Son contrat, tuer une grand mère légendaire de 90 ans. Elle remplit sa
mission, tue la vieille dame, mais avant de mourir cette dernière lui apprend qu'elle n'est autre que sa grand mère et lui demande une dernière requête...
Mise en place d'une histoire qui bouge comme un film d'animation, un bon scénario de Vatine... vivement la suite...
Sandrine
le titre de la série « Borderline » correspond à la situation dans laquelle le héros Fernando (« joué » par Jean Reno) se trouve constamment, et le concept est résumé dans le sous-titre « ses cauchemars s’écrivent la nuit mais se vivent le jour … »
Contrairement à la série télé « Médium », Fernando ne rêve pas mais écrit inconsciemment la nuit des histoires qui malheureusement sont la réalité.
C’est le coté fantastique qui donne du piment à ce polar dont une explication avait été donnée dans le tome 1 (il avait fumé de l’herbe chilienne !) mais dont on ignore la cause pour ce tome 2, à moins que ce ne soient les effets secondaires à long terme ?
Il n’en demeure pas moins que ce 2e chapitre est encore mieux réussi car le découpage d'Alexis Robin est très judicieux, entrecoupant les scènes d’enquête de Fernando avec l’évolution des confessions de Wanda (son amie disparue).
Si on y ajoute le dessin hyper réaliste et élégant de Nathalie Berr rehaussé par les superbes couleurs de Christophe Lagrange on obtient une BD très sympa !
Si ce concept fonctionne (un 3e tome est en cours de réalisation), il est à parier que le scénariste aura pas mal de domaines à explorer … pour notre plus grand bonheur, on en redemande !
Papybouyoul
Brian, journaliste infiltré dans l’association Tatanka contre la vivisection, revient nostalgique sur les lieux désafectés du siège du groupe ... et se souvient …18 mois plus tôt :
L’histoire reprend où le tome 4 l’avait laissée après l’infiltration d’un élevage clandestin du Kansas qui avait viré à l’horreur et laissé nos héros en fâcheuse posture.
Jake, Geena, son frère Ty grièvement blessé par des chiens contaminés et Kim victime d’une nouvelle évolution du mystérieux parasite sont appréhendés par les forces de l’ordre … puis transférés dans un hôpital.
Brian, avec l’aide de Gary, jeune épidémiologiste, décide de tout faire pour sauver ses anciens compagnons …
Ce dernier tome nous propose en prime 8 planches de plus (54) que les précédents. Certains le trouvent trop bavard mais je ne déteste rien de plus que les auteurs qui laissent le soin aux lecteurs de s’imaginer leur propre fin, ou pire, qui la bâclent comme celle du Complexe du Chimpanzé avec sa théorie à 2 balles !
J’aime par contre qu’on me prenne par la main comme Joël Callède qui prend le temps de bien nous développer son scénario d’une façon si cohérente qu’il en devient crédible malgré l’énormité de la situation !
J’ai également apprécié le parti pris chronologique entrecoupé de flashbacks qui donne du rythme … même s’il faut être concentré comme au bas de la page 32 pour ne pas perdre le fil !
J’aime cette tension qui monte au fur et à mesure que je tourne les pages qui me rapprochent de la fin … surtout quand elle est aussi réussie !
Callède, dont j’appréciais la bibliographie m’a encore scotché avec cette série à l’instar de celles de Luc Brunschwig le maître du genre.
Quant à Gaël Séjourné, son style fluide illustre magnifiquement ce thriller dont j’ai admiré particulièrement les pages 16 et 17 sans compter les frissons des 3 dernières !
Merci à eux ainsi qu’à Jean verney pour avoir embelli ce bijou !!
Bref, vous l'aurez compris ... mon gros coup de cœur !
Papybouyoul
Quel plaisir de retrouver Kim dans ce 3e cycle des Mondes d’Aldébaran.
Notre héroïne qui est devenue une star médiatique sur Terre en 2196 est chargée d’une mission de l’ONU sur Bételgeuse, après laquelle elle envisage de finir couler des jours tranquilles sur Aldébaran sa planète natale.
C’est sans compter sur le projet de la « Forward Enterprises » de coloniser la planète Antares qui va la contraindre à participer à cette aventure en échange de la liberté de ses amis emprisonnés.
2 ans plus tard elle embarque pour le vol interstellaire avec sa fille Lynn, mi-humaine mi-extra-terrestre dont la dernière mutation a l’apparence humaine !
Durant le vol elle découvre que ses commanditaires sont des fondamentalistes religieux, tout en ignorant que leur véritable but est de fonder une nouvelle société humaine basée sur ces préceptes.
Enfin, en débarquant sur Antares, ils sont accueillis par 2 « kamikazes » qui les ont précédés pour évaluer la viabilité et ont constaté des phénomènes étranges et inquiétants comme « l’évaporation » de la sœur de l’un d’eux !
Sans parler des incidents et accidents qui vont parsemer le début de leur exploration, nos héros peuvent se demander dans quelle galère ils se sont encore embarqués … ça nous promet bien des surprises !
Un scénario bien dense avec ses rapports humains complexes et son lot de mystères entre les "évaporations" animales et humaines et les mini hélicoptères ou les facultés extra sensorielles de Lynn.
Une illustration très sobre qui contraste avec les « effets spéciaux » utilisés habituellement dans ce genre de SF mais qui nous régale par l’imagination débordante de Léo pour créer les décors avec sa faune et sa flore qu’on découvre avec étonnement à chaque tour de page !
Bref, un vrai régal et un dépaysement total garanti pour ces aventures dont il nous tarde de découvrir la suite à chaque fin de tome.
S’il y a bien deux choses que j’ai retenues de mes heures passées à lire des bandes dessinées ce sont les suivantes :
- il y a des gens qui dessinent vraiment comme des dieux !!!
-il y a des gens qui ont un don pour écrire des histoires sur des sujets pas
évidents...
«Haute sécurité » répond à ces deux critères avec un dessin très propre et un scénario original :
la vie d’un gardien de prison dans un pénitencier des USA.
On a droit au réalisme criant (fouille des prisonniers, même là…, bagarre entre détenus, peur des matons,), à la vie du personnage en dehors de l’établissement (une petite bourgade qui vit autour de sa prison) et cerise sur la matraque, une série de meurtres dans l’enceinte de la forteresse.
En un mot une histoire sacrément bien ficelée qui dérange mais divertit en même temps…
Il y a des gens qui aiment les gens qui dessinent vraiment comme des dieux et ont un don pour écrire des histoires sur des sujets pas évidents….moi par exemple….
Yves
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